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Acupuncture

L'acupuncture japonaise, une pratique de l'écoute
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L'acupuncture japonaise, c'est quoi?

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D'abord, ce que ce n'est pas : ce n'est pas une séance où l'on pose des dizaines d'aiguilles avant de laisser la personne seule pendant une demi-heure. Ce n'est pas non plus une recette du type « tel symptôme, tels points ».

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L'acupuncture que je pratique s'inscrit dans la tradition japonaise. J'utilise des aiguilles très fines, peu nombreuses, posées avec délicatesse, avec l'aide d'un petit tube de guidage. Souvent, on les sent à peine.

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Comme le Shiatsu, c'est avant tout une manière d'entrer en relation. Une relation avec le corps tel qu'il est aujourd'hui, avec ce qui circule, et avec ce qui ne circule plus ou difficilement.

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Peu d'aiguilles, beaucoup d'attention

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Au Japon, l'acupuncture s'est développée avec une grande importance donnée au toucher. Avant de poser une aiguille, la main cherche et écoute : elle palpe le ventre (Hara), les méridiens et les points. Le point juste ne se trouve pas seulement sur une planche anatomique. Il se trouve sous les doigts, ici et maintenant.

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C'est pour ça qu'une ou deux aiguilles bien placées en disent parfois plus qu'une vingtaine. Le but n'est pas d'en poser beaucoup, mais juste assez pour que le corps puisse répondre.

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Je reste avec vous

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C'est ce qui me tient le plus à cœur dans cette pratique : vous n'êtes pas laissé-e seul-e sur la table. Je reste présente pendant toute la séance. J'observe, je palpe à nouveau, je vérifie comment le corps réagit. J'ajuste une aiguille, j'en retire une, j'en ajoute parfois une autre, ou je laisse simplement le temps faire son travail. La séance est un dialogue continu, pas un protocole qu'on lance avant de quitter la pièce.

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Jamais « que » de l'acupuncture

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Une séance d'acupuncture chez moi est rarement seulement une séance d'acupuncture. Avec votre accord — jamais sans —, j'ajuste au fil de la séance les outils dont votre corps semble avoir besoin :

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  • La moxibustion : la chaleur douce de l'armoise sur les points ou les zones qui manquent de chaleur ou de mouvement. Une sensation profonde, enveloppante, qui continue de travailler après la séance.

  • Les ventouses : parfois, une zone a besoin d'être « dégagée », remise en circulation. Les ventouses appellent le sang et l'énergie vers un endroit qui s'était refermé.

  • Le gua sha : un frottement doux avec un outil arrondi, souvent sur le dos, le cou ou les épaules, pour libérer ce qui est coincé en surface.​

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Ces techniques ne sont pas des extras cosmétiques. Ce sont des langages différents pour dire la même chose au corps, et c'est lui qui nous dit lequel il comprend le mieux aujourd'hui. C'est d'ailleurs souvent la palpation, en cours de séance, qui m'indique que telle zone appellerait plutôt une ventouse ou un peu de moxa qu'une aiguille supplémentaire.

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Si l'une de ces techniques ne vous dit rien, pas de problème! Je m'adapte et on fait différemment!

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Du Shiatsu à l'aiguille, les mêmes chemins

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Le Shiatsu et l'acupuncture japonaise s'appuient sur la même lecture énergétique, issue de la médecine traditionnelle chinoise : méridiens, fonctions organiques, dynamiques internes. Ce sont les mêmes cartes, mais avec d'autres outils pour parcourir le territoire.

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Les deux pratiques se répondent naturellement. Selon ce dont vous avez besoin au moment de la séance, je peux combiner l'aiguille avec du toucher, ou avec l'un des outils ci-dessus — ou au contraire n'utiliser qu'un seul de ces langages.

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Et là aussi, soyons clairs : je ne « fais » pas circuler votre énergie. Une aiguille ne répare rien par magie. Elle propose une information, une invitation. C'est votre organisme qui décide de ce qu'il en fait, vous êtes toujours maître à bord!

 

Et la peur des aiguilles?

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Elle est fréquente, et tout à fait légitime! Les aiguilles utilisées sont stériles, à usage unique, et bien plus fines que celles d'une seringue médicale. La plupart des personnes ressentent tout au plus un léger picotement, parfois une sensation de chaleur ou de lourdeur, et souvent rien du tout.

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Et si les aiguilles ne vous attirent vraiment pas, une séance peut tout à fait se construire autour du toucher, de la moxibustion ou des autres outils — le Shiatsu et l'acupuncture partagent le même territoire.

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Rien ne se fait sans votre accord : on peut commencer tout doucement, avec très peu d'aiguilles, et voir comment votre corps réagit.

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Certaines situations demandent de la prudence ou des adaptations : grossesse, troubles de la coagulation ou traitement anticoagulant, états fébriles, infections aiguës, grande fragilité. Les ventouses et le gua sha demandent aussi des précautions particulières. N'hésitez pas à m'en parler avant la séance. On ajuste… ou on attend.

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Pour résumer : l'acupuncture japonaise, c'est très peu d'aiguilles, beaucoup d'écoute, une présence qui ne s'éloigne pas — et toute une boîte à outils, dont on n'utilise que ce qui vous fait du bien!

Ventouses en verre utilisées lors d'une séance d'acupuncture
aiguilles d'acupuncture posées sur une pièce de monnaie chinoise antique
Chiens Yin Yang
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